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T’est-il arrivé de te sentir triste ou en colère mais de te dire, « c’est pas grave, ça va passer, je ne devrais pas me plaindre, ma vie est plutôt sympa » ?

Plus d’une fois certainement, on en est tous là.

 

Jusqu’au jour où cette tristesse, ce stress ou cette colère s’est bien accumulé en toi et que tu n’en peux plus. Ton corps te fait mal, tu es fatigué, tu n’as plus envie de te lever, un rien t’irrite ou pire tu es vraiment déprimé. Je trouve intéressant que nous attendions souvent que les choses deviennent graves pour s’y intéresser. C’est le syndrome de la médecine conventionnelle, qui traite les symptômes et les causes, et donc il faut attendre d’être malade pour aller chez le médecin.

 

Je n’ai rien contre la médecine conventionnelle, elle répond à bien des besoins et sauve beaucoup de vies. Mais par contre je pense que si on utilisait plus la médecine alternative comme elle se doit, c’est-à-dire de manière préventive, avec l’objectif de maintenir notre équilibre et d’éviter de tomber malade, les coûts de la santé seraient bien moins élevés, et nous serions tous et toutes bien mieux portants !

 

Accepter qu’il y ait quelque chose qui ne va pas paraît à la fois tellement simple et tellement difficile. Le déni est pourtant très commun, on ne peut pas accepter que quelque chose n’aille pas parce que cela ne correspond pas à l’image que l’on a de nous ou que l’on souhaite donner aux autres : un caractère fort, joyeux, sympa, etc. Nous portons un masque pour ne pas être jugé, se faire aimer, etc.

 

Et notre société aux mœurs occidentales qui prônent les résultats immédiats encourage ce déni. Nous devons être productifs quoi qu’il arrive. Pas le droit de s’arrêter. Si tu as mal quelque part, prends un cachet, ça passera vite. Alors on traite les symptômes, sans regarder les causes. Et on enfonce ses problèmes bien au fond de soi. On s’occupe, on se distrait, on boit et on mange à outrance, on fait du sport, beaucoup de sport, on part vivre ailleurs parfois même, on change de travail, ou de conjoint, pensant, là encore, que ça va bien finir par passer. On s’habitue au mal de dos, aux migraines, au manque d’enthousiasme. On croit que c’est normal, après tout, tout le monde le dit, la vie est dure.

 

Pendant ce temps, on accumule. Peut-être que la cause de notre stress, de notre frustration ou de notre tristesse est différente, mais finalement elle se rajoute à la précédente couche, qu’on a refusé de regarder. On devient de plus en plus déconnecté de nous-même.

 

Puis un jour le corps dit stop. Cela fait longtemps qu’il nous parle. Mais comme il n’a pas été écouté, il parle plus fort. Le dos se bloque complètement, la migraine devient paralysante, le mal de ventre se transforme en cancer du côlon, la fatigue en burn-out, la surcharge mentale en accident, etc.

 

Et là on continue de nier, de croire que ce n’est pas possible : « pas moi, ça n’arrive qu’aux autres ce genre de choses. » Alors que si on avait juste fait une petite introspection pour accepter, et oser regarder, en allant à l’intérieur de soi, on aurait pu éviter cela. Maintenant la médecine alternative, qui normalement est préventive, doit devenir curative. Et cela va prendre plus de temps.

 

Si on acceptait dès le départ juste d’accueillir ses émotions, quelles qu’elles soient et de leur porter de l’attention, de l’amour et de la gratitude, nous pourrions les comprendre et nous orienter plus facilement avec notre cœur. Nous serions capables de prendre des décisions qui sont bonnes pour nous. En montrant notre vulnérabilité, nous permettrions aussi aux autres de montrer la leur, et nous serions beaucoup moins malades ou souffrants.

 

Plus nous attendons, plus nous sommes en mode déni, plus nous sommes à risque, et étrangement plus la vie est difficile. Au contraire, plus nous osons aller voir ce qui se passe chez nous, plus nous allons retrouver la joie et l’enthousiasme, et la santé à tous les niveaux. C’est aussi simple que ça ; nous sommes alors dans le flow, et la vie redevient simple.

 

Ça demande du courage de se regarder, mais c’est essentiel et sur la durée c’est bien plus sain ! Et quelle que soit la méthode alternative que tu choisiras, le thérapeute est là pour nous aider et nous soutenir dans ce travail d’introspection, nous ne sommes pas seuls. Il y a plein de techniques possibles, tout est là. Nous avons encore trop l’habitude réflexe d’aller chez le soignant quand on est au plus mal. Testons et trouvons ce qui nous convient, avec la bonne personne, pour prendre soin de nous surtout quand on va déjà bien !

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